Tristesse Contemporaine, les ravages glacés du spleen…
Posted on avril 20th, 2012
« L’humanité est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de premier ordre. » Walter Benjamin. On rend une bonne partie du XIXème siècle responsable de l’horreur du début du XXème. En tout cas c’est le principe du livre « Dans le château de Barbe Bleue » de Georges Steiner : « C’est dans les années qui succédèrent à Waterloo qu’il faut chercher les racines du grand ennui que, dès 1819 Schopenhauer définissait comme le mal qui rongeait l’âge nouveau. » Même cause, mêmes effets ? En sommes-nous là ? Un siècle quasiment après la grande boucherie ? Prenons garde de ce cynisme rampant, cet espoir agonisant. L’on sait où cela conduit.
Tagged: interview, music, musique, Tristesse contemporaine
